A toi la parole

Les secrets de l’ULM par Lucile

J’ai obtenu mon brevet d’ULM en 2015.

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Il y a 6 types d’ULM : les pendulaires (une aile en triangle), les paramoteurs, les 3 axes (comme un avion mais léger), l’autogire (c’est celui que je pilote), l’hélico-léger, les aérostats ultra-léger. J’ai découvert cette passion grâce à mon père qui en fait depuis les années 90. Il avait arrêté, mais il a repris il y a 2-3 ans en 3 axes qui est un ULM fermé.

Au début, j’en ai fait avec lui, j’avais 12 ans par là et j’avais un peu peur. Mais c’est bizarre car la peur ça s’est transformé en quelque chose que j’aimais de plus en plus.

C’était de la sensation et à force de faire des vols, j’ai fait un baptême en pendulaire qui sont des appareils à l’air libre. Du coup, j’ai adoré ça et ça m’a donné envie d’apprendre à en piloter.

Au début, j’étais partie pour apprendre le pendulaire, mais c’est beaucoup trop physique. Donc je n’aurais pas eu assez de force, et mon ami David (qui est mon instructeur d’ULM), m’a proposé l’autogire car il en fait en championnat. C’est à un retour de compétition que j’en ai fait pour la première fois en étant en place avant. Ça m’a beaucoup plu et j’ai commencé à apprendre après cette expérience.

J’adore, car c’est la sensation d’avoir l’air, je ne sais pas comment l’expliquer mais on sent plus l’air et on peut se pencher sur les côtés pour se sentir encore plus dans le vide, voir des paysages… J’ai déjà fait jusqu’à 6 000 pieds, ce qui est pas mal car parfois on vole au dessus des nuages.

Du coup, il m’arrive de faire des photos. Surtout il y a ce qu’on appelle « la Gloire du pilote », c’est un phénomène où on se retrouve entre le soleil et le nuage. Il y a l’ombre de l’appareil sur la surface des nuages, et comme un nuage c’est de l’eau, ça fait un cercle lumineux avec de l’arc-en-ciel.

Mon père a son propre appareil donc je vole assez souvent. La semaine avant que je tombe malade, j’ai été à Angoulême toute seule car j’ai mon brevet de pilote. On était à deux machines, car il y avait mon inspecteur dans un autre ULM pendant le trajet qui a duré environ 2h30. Pour l’instant je n’ai pas le brevet pour avoir des passagers, mais c’est le but que je le passe dès que je me serai faite greffée.

Pour passer l’examen, il y a bien entendu toute une partie théorique qu’on peut faire seul. Puis, ensuite il y a des heures de conduite dont le nombre peut varier en fonction des personnes. Ça peut être 20h ou 10h en fonction des personnes. Pour ma part, j’ai fait 20h avant d’être toute seule pour ce qu’on appelle le « lâcher ». C’était une sensation inoubliable et j’ai même pleuré d’émotion et j’ai adoré car j’ai fait plusieurs tours de pistes (décollages et atterrissages).

Avec mon instructeur, on a gagné une compét’ en 2015 à Luçon. Le but c’est de la navigation où l’on doit recréer en vol des photos qu’on nous a donné, puis les positionner sur une carte. On en a fait d’autres mais on n’a pas gagné. Notamment une où l’on a raté l’atterrissage. Avec une craie, ils dessinent un rectangle où l’on doit atterrir, et on avait que la roue droite qui était dans la zone.

Les Championnats de France, j’aimerais bien y participé pour découvrir d’autres paysages car jusqu’à maintenant je n’ai volé que dans la région (Pays de la Loire).

On peut avoir une autonomie de 4h de vol. Au niveau des qualités, il faut tout le temps être concentré et surtout anticipé tous les éléments possibles, être rigoureux. Ne pas imaginer qu’on est le meilleur le pilote car tout peut arriver.

Sinon, j’ai fait des compétitions au-dessus de la mer et de la plage. Une fois, on a croisé une montgolfière et pour s’amuser on a fait des tours avec. C’était le hasard, on a vu la montgolfière et on s’est dit que ce serait marrant de tourner autour. On faisait des coucous aux passagers, c’était un super moment. Après, il nous arrive de faire ce qu’on appelle entre nous, le « Radada ». C’est quand on vol en basse terre au niveau des champs, c’est super sympa à faire.

Sinon, j’ai déjà fait de la voltige aérienne. C’était à l’occasion des portes-ouvertes de l’aérodrome de Bagnoles-de-l’Orne. C’est dur car on supporte tout son poids.

Lucile, 17 ans

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